Le cinéma est un langage nouveau, un territoire presque vierge pour ceux qui, comme moi, ont ressentis ce sentiment diffus et opaque qu’ils n’avaient pas les bons mots, les bonnes phrases pour s’exprimer. Toutes ces couleurs, tous ces sentiments, tous ces rythmes qui sont l’essence de notre identité, n’ont pas de vie lorsqu’elles n’ont pas de nom. Elles sont condamnées à reste emprisonnées au plus profond d’entre nous sans jamais pouvoir germer. Elles sont comme ces graines enfouies qui sommeillent en terre. Je crois que tout en nous est nature car nous sommes nature, et qui l’esprit ne déroge pas a la règle : il est le fruit du sol, du temps et nourris les générations futures.
Il y a 10 ans, sans savoir pourquoi, une passion pour le cinéma est née en moi. Je me suis vite demande d’ou mes films tenaient leur singularite. Peu a peu et avec cette allégresse qui caractérise la compréhension, l’idée est née, la conviction s’est affirme par la preuve : mes films (je n’oserai pas parler pour mes camarades cinéastes) sont le reflet d’une identité différente et qui au travers de ce langage peu s’adresser au monde. Et c’est justement une telle porte que mon esprit exigeait.
Ce fut une importante découverte personnelle car je me trouvais enfin lies a mes ancêtres et a mes contemporains. Enfin je pouvais cultiver cet héritage et lui donner corps, enfin je pouvais éclairer cette partie de moi même assombrie par une histoire que j’ai si longtemps ignore. Enfin, je pouvais partager cet inconscient collectif. Plus encore, cela m’a offert l’assise et la force nécessaire pour refuser toutes conventions cinématographiques, car si ce langage est neuf et ouvert, cela signifie que j’ai la liberté de l’inventer et que j’ai le devoir de ne jamais oublier que personne ne peu m’imposer la façon dont mon esprit s’exprime.
Oui, l’image en mouvement me donne la faculté de parler l’esprit de mes ancêtres sans en parler la langue.
Oui, le cinéma sera la voix de ma poésie.
Je sais dorénavant que je peux porter témoignage de ces siècles, de ces vies, de ces gestes qui en s’accumulant nous ont donnes naissance. Je sais maintenant qu’il n’y aura pas de vide entre moi et les générations futures. Je construis pierre à pierre, un pont modeste, mais solide qui permettra a ce qui le désir de joindre les rives du passe et du présent.
Il y aura dans un coin de Bretagne, la preuve, que l’esprit Breton ne connait ni répit, ni frontière, ni limites. Qu’il est vivant, unique, que ces racines s’ancrent dans le passé et que ces feuilles se nourrissent de lumière et d’air pur.
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Bretagne needs its own cinema
Cinema is a new language, a new territory for those who, like me, felt that they did not have the right words, the right sentences to express themselves. All those colours, all those feelings, all those rhythms, all those stories, which are the heart of our identities and of our spirits, cannot live if they are no name. I cannot talk Breton and I have not found a language capable of translating my nature into words.
For a long time, I wondered why my movies were so peculiar. Slowly I understood that they were so because they were the reflection of different identities, an old one which could speak, though cinema to the world. My spirit could talk.
This was a great discovery for me because I finally found the way to link myself, my ancestors and my people. I could finally let my identity talk its own language, give it flesh and bones and set light upon a part of myself that stayed so long in the shadows of an history I ignored. Most of all, it gave me the energy to refuse all movie convention because it this language was indeed new, then I had the freedom to invent it and the duty never to forget that nobody and nothing can force a way of expression upon my spirit.
Yes, motion pictures give me the power to speak the spirit of my ancestors without talking they language.
Yes, cinema is the voice of my poetry.
I know now that i can be the witness of those centuries, of those lives, of those details which gave us birth. I know that there will be no gap between me and the next generations. I am slowly building a little and modest bridge over time so that, the one who wants, will be able to join our future and our past.
There will be a place in Bretagne where the proof will lay. The proof that the Breton spirit knows no boundaries or death that it is alive, that its roots reach deep down into history and that its leaves feed with light and wind.
August 20th, 2009 → 7:52 am @ admin
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